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ALLEMAGNE-POLOGNE

Brangbourg tor, signa le départ. A la gare routière pour 23h00. je récuperais mon sac, locké pour quelques euros, histoire d'avoir les mains libres et je sautais dans un bus de nuit direction la pologne avec comme provision sandwichs et fruits pour tenir jusqu'a varsovie.

La moyenne d'age du bus ne descendait pas en dessous des 50. A ce moment, j'eu la serieuse impression que ces passagers du soir qui avaient sans doute choisis le bus pour des raisons de budget étaient mes aîeux. un peu plus tard alors que les esprits vinrent à s'assoupir, confortés par la régularité du macadam, le car changea brutalement d'asphalte.

Cette nouvelle secoua l'assise du repos établi et de cette route tumultueuse, se déploya une cohue, bringuebalant une fois de plus, des corps usés et fatigués par la vie. Nous étions arrivés en Pologne.

Et de cette nocturne, la ou les idées cours ne se joignent plus, par manque de repère dans l'obscurité d'un  monde inconnu , je me figurais alors  une vue avec tenacité. Bien que loin de connaitre sa culture, Cette situation m'éclairait sur un point. Si l'Allemagne était très proche de la France par les mœurs et la monnaie, la Pologne en restait éloignée, et le niveau de vie n'était clairement pas le même.

A plusieurs reprises, à chaque arrêt marqué, je m'efforçais de me lever pour demander si nous étions bien arrivés à Varsovie :

- Varsovie stop ? Demandais-je au chauffeur

- haïung ? Me répondit-il en onomatopée polognaise

- Varzawa stop ? Insistais-je pour me rappeler le nom de cette ville que je j'avais vu écrite sur mon ticket de bus d'une autre manière. Peut-être était-ce du polonais ? Il fallait que j'essaie.

- Warrchawa ? Nié, Nié Warrchawa ! Nié ! S'exclama-t-il en dessinant une diagonale de la tête qui vint souligner un énervement croissant, à me voir poser les mêmes questions à plusieurs reprises. Et son claquement de porte de soute à bagage me le traduisit très bien. Et me fis comprendre de paire que si je ne sautais pas dans ce toit roulant d'ici un quart de seconde, toute les joies de la sorgue des stations services polonaise me seraient comtées ! Me présipitant à l'interieur je me fis la curieuse réflexion, "ici aussi la négation commence par un N".

Mais au moins j'étais fixé. Tous ma sensibilité géographique était nule me trouvant au milieu d'une cinquentaine de polak sans parler un mot de leur langue, Je me devais de savoir où j'étais. Seul en voyage on ne peut pas se permettre d'occulter sa propre boussole. Au risque de tomber au coeur de la tourmente.

Mais l'entraide existe inter-culturellement. Quand je remontai dans le bus un type me fit comprendre qu'il me le signalerait lorsque j'aurai à descendre. un petit geste qui permit doucement au rythme du moteur de reprendre l'assise du sommeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

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